Société des Langues Néo-latines

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Editorial du 2 mars 2009

 
     
     
  Éditorial du 2 mars 2009











Convocation à l'Assemblée Générale du 6 juin 2009





L'Assemblée Générale de la Société des Langues Néo-latines aura lieu le samedi 6 juin 2009 à 14h30 à l'Institut d'études hispaniques, à 14h30, 31, rue Gay-Lussac à Paris Vème.

La politique générale de l'association, les conditions de son fonctionnement, la recherche des nécessaires ressources financières sont traitées lors de l'assemblée générale annuelle. Nous vous invitons vivement à y participer ou, en cas d'empêchement, à envoyer une brève contribution écrite et/ou un pouvoir. Sur un feuillet recto-verso joint à la revue vous trouverez la convocation officielle ainsi que le bulletin de vote pour le renouvellement du tiers sortant des membres du Comité national. Pour les adhérents qui ne peuvent se déplacer ce jour-là, le vote par correspondance sera une façon de montrer leur intérêt pour l'activité de la Société.

Plusieurs sujets importants seront débattus cette année, après les bilans statutaires, l' élection du tiers renouvelable des membres du Comité et l'élection des membres du Bureau. Le bilan sera fait sur le travail réalisé en cours d'année avec d'autres associations de professeurs spécialistes réunis au sein de la Conférence à propos de la réforme des lycées, de la formation des professeurs et des concours de recrutement.Nous examinerons les résultats obtenus et ceux qui restent à obtenir d'urgence.












La réforme des lycées remise en chantier:



Aujourd'hui 2 mars 2009, voici un point d'étape rédigé par la Conférence des associations de spécialistes sur ce qu'il convient d'obtenir ou de consolider dans la réforme des lycées. Rappelons que l'obligation de deux langues vivantes et parfois trois dans le second cycle des lycées avait été obtenue ainsi que la présence des langues à l'examen final du baccalauréat, avant la remise en chantier de la réforme.


Texte de la Conférence des associations de professeurs spécialistes qui sera adressé, après signature par plusieurs associations, au Ministère de l'Éducation nationale:

" Au moment où s'ouvre à nouveau la réflexion sur la réforme des lycée, la Conférence des Présidents d'Associations de Professeurs Spécialistes tient à réaffirmer les principes qui doivent selon elle y présider, et à présenter ses propositions :
1/ conforter la culture générale et la rigueur intellectuelle des élèves en leur dispensant le haut niveau de culture littéraire, historique, artistique et scientifique qu'exige la formation de la personne et du citoyen ;
2/ respecter les principes propres à l'école de la République, c'est-à-dire des horaires et des programmes nationaux, la non-spécialisation des établissements et un baccalauréat constitué uniquement d'épreuves terminales nationales corrigées par des professeurs extérieurs à l'établissement du candidat ;
3/ éviter l'orientation précoce en classe de Seconde, due aux actuelles " options de détermination ", par le maintien d'horaires consistants dans les principales disciplines littéraires et scientifiques (français, histoire-géographie, mathématiques, deux langues vivantes, sciences expérimentales, EPS) et l'instauration d'un enseignement obligatoire au choix, soit technologique, soit d' " humanités " (grec, latin, troisième langue vivante, enseignement artistique) et la possibilité, pour les élèves qui le souhaitent, d'une option facultative ;
4/ articuler cette réforme du lycée à une réforme des structures, des horaires et des programmes de l'école primaire et du Collège, d'où proviennent la plupart des difficultés des élèves au lycée, et dont les nouveaux programmes ne sont pas encore mis en œuvre. Le nouveau projet de réforme du lycée devra être présenté dans son intégralité et ne pas séparer la Seconde du " cycle terminal " ;
Quant au fonctionnement du lycée rénové, nous demandons que :
5/ l'avis du Conseil de classe soit respecté pour éviter de jeter les élèves qui n'ont pas acquis les connaissances nécessaires au passage dans la classe supérieure, dans une désespérante spirale d'échecs, parfois source de violence et de délinquance, pour les assurer de l'efficacité d'un éventuel redoublement, il convient d'instituer un système d'aide pour ceux qui sont démotivés et en grande difficulté ;
6/ soient créées, en complément d'un ensemble de matières fondamentales, des options ou modules annuels (et non semestriels, afin de garantir leur progressivité pédagogique), qui permettront à l'élève d'envisager des dominantes pour le baccalauréat et prépareront son orientation dans l'enseignement supérieur. "

(ne pas tenir compte des soulignements jaunes)



La réforme du Capes :

Voici la position arrêtée lors de la réunion du Comité national du 29 janvier 2009 sur les épreuves du Capes:

à l'écrit (sur 40 points):

thème et version (et une question de "faits de langue").
analyse et synthèse d'un texte ou document ou de plusieurs (sur programme de littérature et de civilisation).

à l'oral: (sur 60 points):

présentation en français d'un dossier fourni par le jury pour un public donné.
obligation d'une épreuve en langue vivante.

La présence d'une épreuve de "connaissance du système éducatif" lors du Concours n'est pas retenue par le Comité. Cette épreuve pourrait être remplacée par une interrogation lors de l'épreuve de titularisation des candidats en fin de première année d'exercice.

Le Comité s'est aussi prononcé pour que ces épreuves soient du niveau Master et non du niveau Licence.

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La formation pédagogique des professeurs:


Il n'est pas concevable que les candidats puissent à la fois, pendant l'année de Master 2, être formés à la recherche, préparer un concours et recevoir une formation professionnelle. Celle-ci consisterait seulement en une centaine d'heures de cours (108) à donner par le candidat dans les classes d'un conseiller pédagogique. Cette formation pédagogique est insuffisante.

Il semble que l'on s'achemine maintenant, en ce début du mois de mars,vers un temps de formation supplémentaire en alternance pendant l'année qui suit le concours. Cela est indispensable et nous le demandons au Ministère.

Le président

Bernard Capdupuy