Société des Langues Néo-latines

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 Pétition   Pourquoi adhérer ?

Editorial du 30 septembre 2009 par Bernard Capdupuy Président

 
   Toujours le même combat pour les langues ! Nous ne pourrons donc jamais baisser la garde ! Que tous nos adhérents expliquent d’urgence aux jeunes professeurs qu’ils doivent nous rejoindre pour que nous puissions nous faire entendre et défendre activement la diversification des langues !  
 

  Défendre la diversité

 
 

Défendre la diversification de l’enseignement des langues a toujours été l’objectif premier et primordial des Néo-latines, toujours en accord, sur ce plan-là, avec toutes les associations de langues. Rappelons brièvement le beau combat commun et la victoire de toutes ces associations et de tous les syndicats réunis au sein de la Charte des Langues Vivantes en 1979, contre le projet Pelletier. Ce secrétaire d’État aurait voulu repousser en seconde les débuts de la langue II, sacrifiant ainsi les échanges culturels et économiques de notre pays. Il n’y réussit pas. Une autre alerte nous mobilisa en 2000 contre les projets du ministre Allègre.
Enfin, en 2002, une manifestation publique de 400 personnes nous trouva tous réunis à nouveau devant le ministère de l’Éducation nationale pour défendre les langues.
Ce tableau des attaques contre l’enseignement et l’utilité des langues vivantes s’est enrichi d’un nouvel épisode pendant lequel des propos particulièrement outranciers ont été proférés par M. Richard Descoings, à la fin de l’année scolaire 2008-2009. Nous avions cru pourtant être désormais à l’abri de ces critiques inexactes et injustes de l’enseignement des langues.
Il a été affirmé, entre autres, par ce rapporteur, que les élèves auraient un niveau très faible, en espagnol, en fin de Terminale ! Pour les anciens professeurs comme pour les nouveaux, ceci est carrément insupportable !
M. Descoings n’a pas entendu, en revanche, les élèves qui demandaient des effectifs moins chargés dans les classes et un nombre d’heures de cours hebdomadaires supérieur aux malheureuses deux heures hebdomadaires ! M. Descoings condamnait aussi, dans le même élan destructeur,
la francophonie et les efforts consentis pour développer le multilinguisme en France.
Ce ne sont pour lui que de
vieilles lunes. Vers quel monde uniforme et sans culture va-t-on si l’on écoute M. Descoings ? Les Néo-latines, dès le mois de juin 2009, se sont adressées au conseiller pour l’Éducation nationale de la présidence de la République pour protester vivement contre ces propos démoralisants. La réponse, dont on peut vraiment apprécier le fond et la forme, dit en particulier ceci sur les deux graves problèmes évoqués :


... « il n’est pas dans nos projets de remettre en cause cet enseignement (l’enseignement de la langue II). »... « le Président de la République n’a cessé de réaffirmer sa volonté que tous les jeunes français puissent maîtriser au moins deux langues vivantes étrangères. » La langue III est donc possible aussi dans certaines classes.
(L’évolution du lycée français)... « ne se fera jamais aux dépens du multilinguisme, auquel la France est particulièrement attachée. »
Citons enfin, pour conclure, cette phrase : « Les diverses idées qui ont pu être échangées dans le cadre de la consultation menée par Richard Descoings sur le lycée doivent être prises pour ce qu’elles sont : des contributions au débat, non des décisions. »
Dont acte.

(Voir ci-dessous la reproduction de la lettre de M. de Froment)

 
 

 

 

Maintien des concours de recrutement, revalorisation, mastérisation,
formation pédagogique :

 
  Les Néo-latines ont adopté une position très claire que l’on peut trouver dans les numéros de la revue de mars et de juin 2009 pour la défense des concours de recrutement de professeurs des lycées et collèges. Conjointement, nous demandons une revalorisation significative des débuts, des milieux et des fins de carrière pour que ces concours puissent continuer à recruter des personnes de qualité. À l’époque actuelle, il est évident que le gouvernement ne peut se contenter d’évoquer « les vocations » pour l’enseignement sans rien changer aux traitements, même si des vocations existent. Nous demandons également une revalorisation morale de ce métier. Le gouvernement devra donc instaurer, en accord avec les associations et les syndicats, une mastérisation qui permettra cette indispensable revalorisation mais
aussi le maintien des concours. Dans cette mastérisation, une place devra également être faite à une formation pédagogique conséquente. On ne peut nommer dans les classes des professeurs débutants qui n’ont pas reçu de formation pédagogique, en langue encore moins qu’ailleurs. Nous suivons et nous allons continuer à suivre de près tous ces dossiers dans nos réunions statutaires et nos démarches officielles. La prochaine réunion du Comité national aura lieu
le samedi 7 novembre 2009 à 14h30 à l’Institut d’études hispaniques, 31, rue Gay-Lussac à Paris Ve. Une entrevue au ministère aura lieu le mercredi 23 septembre 2009.
 
     
 

Et la pédagogie ?

 
  Les Néo-latines ont toujours défendu une pédagogie des langues qui s’appuie sur la culture des pays où elles sont parlées. Nos élèves doivent être formés pour une communication orale et écrite qui s’appuie sur la culture
des pays étrangers. Pour éviter l’uniformisation qu’une application d’une programmation pointilliste entraînerait, nous demandons que, dans le cadre d’objectifs définis par le ministère, les professeurs jouissent d’une vraie
liberté pédagogique pour leurs façons d’enseigner, leur choix de documents de toute sorte et des progressions adaptées au niveau de leurs élèves. Si l’évaluation est nécessaire, il ne faut pas pour autant qu’elle finisse par
enlever au professeur toute liberté d’action et d’adaptation au groupe dont il est chargé. Nous traiterons très librement de ces problèmes pédagogiques lors de notre colloque de pédagogie du samedi 13 mars 2010 à l’Institut hispanique de Paris. Deux ou trois intervenants, sur des sujets de leur choix, à nous soumettre cependant à l’avance, peuvent encore s’inscrire.


Le président,
B. Capdupuy
 
 

 
     
 

Journée Concours

 
 

Journée Concours
du lundi 9 novembre 2009
Salle Louis Liard
17, rue de la Sorbonne
Paris 5e

Les étudiants et les collègues intéressés doivent réserver leur place et éventuellement le numéro des actes du colloque par lettre ou par téléphone auprès de :

Madame Laborde
11, avenue Martelet, 94500 Champigny-sur-Marne
Téléphone : 01 47 06 19 02 de 9 h à 21 h tous les jours.

 
 

Réunions statutaires

 
 

Comité national le samedi 7 novembre 2009 à l’Institut hispanique à 14h30.
Comité national le samedi 6 février 2010 à l’Institut hispanique à 14h30.
Assemblée générale le samedi 5 juin 2010 à l’Institut hispanique à 14h30.

 
     
 

MATINÉE DU LUNDI 9 NOVEMBRE 2009

 
  L’Espagne des validos (1598-1645)
de 9 h à 12 h
-
Manuel Montoya : « Ecce somniator : le valido au miroir de ses contemporains »
-
Annie Molinié : « Finances et politique fiscale dans l’Espagne des validos ».
-
Milagros Torres : « Le valido dans la littérature du Siècle d’or ».
 
 

APRèS-MIDI DU LUNDI 9 NOVEMBRE

 
 

Les défis de l’indépendance : la construction de l’État
et de la Nation en Amérique Latine (1808-1910)

de 14 h à 16 h

Début à 14 h :

Thomas Gomez : « Le lent cheminement vers l’Indépendance :
des mouvements précurseurs à la prise de conscience (nationale ?)
et la recherche de modèles ».
Nathalie Blasco : « Créer les nations, imaginer l’unité continentale,
et affronter l’instabilité politique et sociale dans l’Amérique
Latine indépendante : 1825 - 1910 ».

Ensayo de un crimen (1955) de Luis Buñuel
À partir de 16 h

Corinne Sors : « Archibaldo de la Cruz ou le nouveau Docteur Jekyll ».
Françoise Heitz : « Le pouvoir subversif de l’humour buñuelien : Ensayo de un crimen (1955) ».